La demande d’accord auprès des gestionnaires d’hélistations répertoriées sur les cartes de zones de vol interdites

26 septembre 2026

Une hélistation signalée sur une carte aéronautique n’est pas nécessairement un lieu où tout aéronef peut circuler librement. La présence d’une zone de vol interdite à proximité impose de distinguer l’accord du gestionnaire, les restrictions publiées et l’autorisation de survol éventuellement requise.


Pour préparer un vol, il faut donc vérifier les cartes à jour, identifier les gestionnaires d’hélistations et joindre les bons interlocuteurs. Les repères essentiels permettent de comprendre comment organiser cette demande d’accord sans confondre accès au site et dérogation aérienne.


A retenir :


  • Accord du gestionnaire distinct d’une dérogation de survol
  • Vérification des cartes aéronautiques avant toute préparation opérationnelle
  • Contact des exploitants identifié selon la zone concernée
  • Respect des restrictions de vol pour préserver la sécurité aérienne

Demande d’accord près des hélistations répertoriées


Cette distinction posée, la première étape consiste à déterminer précisément le lieu et le type d’opération envisagé. Une hélistation accueille les hélicoptères comme aérodrome dédié, tandis qu’une hélisurface désigne un emplacement extérieur utilisé occasionnellement.


Identifier l’exploitant et le gestionnaire concernés


Pour préparer la demande, les cartes aéronautiques servent d’abord à repérer l’installation et ses abords. Le contact des exploitants ou du gestionnaire permet ensuite de vérifier les modalités locales, sans présumer qu’un accord oral suffit.

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Selon l’arrêté du 6 mai 1995, les hélicoptères peuvent utiliser des aérodromes, des hélistations ou, sous conditions, des hélisurfaces. Le statut de l’emplacement aide à orienter les échanges, mais ne remplace pas les vérifications réglementaires propres au vol envisagé.


Repères utiles pour préparer les premiers échanges :


  • Nom et localisation précise de l’installation concernée
  • Nature de l’opération et créneau envisagé
  • Identité du gestionnaire ou de l’exploitant à contacter
  • Vérification des restrictions publiées sur les cartes officielles

Emplacement Usage décrit par les textes Vérification à prévoir
Aérodrome Site principalement destiné aux aéronefs à voilure fixe Consignes et accord de l’exploitant concerné
Hélistation Aérodrome équipé pour recevoir exclusivement des hélicoptères Gestionnaire, procédures locales et restrictions
Hélisurface à terre Emplacement extérieur utilisé à titre occasionnel Jouissance du terrain et obligations applicables
Zone interdite Espace soumis à des restrictions de survol Gestionnaire de zone et procédure de dérogation


Un accord d’accès ou de coordination n’équivaut pas à une autorisation de pénétrer dans une zone réglementée. Cette séparation conduit à examiner ensuite la procédure applicable aux espaces interdits.


Formuler une demande claire et exploitable


Une demande précise facilite l’analyse du gestionnaire et limite les échanges incomplets. Elle peut présenter le lieu, l’objet du vol, les dates envisagées et les mesures prévues pour réduire les risques.


« Je précise le lieu exact et l’objet de l’opération avant de solliciter le gestionnaire. Je vérifie ensuite que son accord couvre bien la demande formulée. »

Exemple fictif à visée pédagogique

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Zones de vol interdites et autorisation de survol


Une fois l’interlocuteur local identifié, il reste à vérifier si l’espace aérien impose une démarche distincte. L’accord des gestionnaires d’hélistations ne lève pas, à lui seul, les restrictions de vol publiées.


Ne pas confondre accord local et dérogation


Pour un vol dans une zone interdite, la procédure de dérogation mentionnée par les services compétents demande de contacter le gestionnaire de la zone. Selon les informations de cette procédure, les demandes motivées sont ensuite traitées par le Centre national des opérations aériennes.


Selon la réglementation aérienne applicable, une autorisation dépend de la zone et de l’opération concernées. Le pilote doit donc vérifier les textes et documents à jour, plutôt que déduire une permission de la seule présence d’une hélistation sur une carte.


Les vérifications s’organisent autour de plusieurs interlocuteurs et documents :


  • Gestionnaire de la zone réglementée à contacter
  • Gestionnaire de l’hélistation à informer ou solliciter
  • Procédure officielle de dérogation à consulter
  • Accord écrit et conditions opérationnelles à conserver

Préparer les informations opérationnelles


Pour que le dossier soit compréhensible, décrivez le trajet prévu, les horaires et la finalité de l’opération. Selon la procédure de dérogation, le formulaire unique doit être correctement renseigné, qu’il s’agisse d’une première demande ou d’un renouvellement.

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« Je vérifie séparément les conditions locales et les règles de la zone. Cette méthode évite de prendre un accord de principe pour une autorisation complète. »

Exemple fictif à visée pédagogique


Question Interlocuteur ou document Résultat recherché
Qui gère l’espace réglementé ? Gestionnaire indiqué pour la zone Comprendre la procédure applicable
Qui exploite l’installation ? Gestionnaire ou exploitant de l’hélistation Connaître les conditions locales
Quel formulaire utiliser ? Procédure officielle de dérogation Déposer un dossier correctement renseigné
Quelles conditions respecter ? Réponse officielle et documents aéronautiques Planifier un vol conforme aux restrictions


Une demande complète clarifie les responsabilités, mais l’exploitation du site appelle aussi des précautions concrètes. Le respect des règles de l’emplacement participe directement à la sécurité aérienne.


Réglementation aérienne et préparation du vol


Après les démarches auprès des gestionnaires, le pilote doit confronter les accords obtenus aux règles applicables sur le terrain. Les conditions d’utilisation varient notamment entre une hélistation et une hélisurface occasionnelle.


Respecter les règles propres aux hélisurfaces


Selon l’arrêté du 6 mai 1995 modifié en 2008, une hélisurface à terre hors agglomération ne nécessite pas toujours une autorisation administrative préalable. L’utilisateur doit toutefois obtenir l’accord de la personne jouissant du terrain et accomplir les formalités prévues.


Les règles fournies précisent aussi que les hélisurfaces sont interdites dans certaines zones, notamment près des aérodromes et dans des secteurs de sécurité de la défense. En agglomération, une autorisation préfectorale spéciale peut être nécessaire pour certaines opérations.


« Je ne commence pas la préparation sur la seule base d’une carte. Je confirme les conditions du site et les obligations de déclaration avant l’opération. »

Exemple fictif à visée pédagogique


Conserver les accords et vérifier les changements


Pour garder une trace exploitable, archivez les réponses reçues, les cartes consultées et les versions des formulaires transmis. Un changement de lieu, d’horaire ou d’objectif peut modifier les conditions acceptées et justifier une nouvelle vérification.


Le témoignage suivant est une formulation fictive, proposée comme repère de préparation et non comme retour réel d’un pilote. Il rappelle pourquoi chaque accord doit rester lié à un périmètre précis.


« Je conserve les réponses avec le dossier de vol. Si le trajet ou l’horaire change, je reprends contact avant de considérer l’accord valable. »

Exemple fictif à visée pédagogique


La meilleure précaution reste de vérifier les conditions auprès des sources officielles et des interlocuteurs désignés. Une coordination documentée protège le pilote, l’exploitant et les autres usagers de l’espace aérien.


Source : Arrêté du 6 mai 1995 relatif aux aérodromes et autres emplacements utilisés par les hélicoptères, modifié le 27 mai 2008 ; Code de l’environnement, articles R. 122-4 et R. 122-5.

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