L’application de traitements anti-moustiques ciblés sur les zones humides par le drone d’épandage agricole

16 octobre 2026

A retenir :


  • Repérage précis des foyers larvaires dans les zones humides
  • Accès facilité aux marais et aux secteurs difficiles d’approche
  • Traitements localisés, complémentaires au suivi des équipes terrestres
  • Prévention indispensable autour des habitations et des jardins privés

Drone d’épandage et traitement anti-moustiques en Camargue


Après un hiver particulièrement pluvieux, les marais autour d’Aigues-Mortes ont offert de nombreuses surfaces en eau aux moustiques. Au printemps 2026, les équipes de démoustication utilisent un drone d’épandage pour traiter certains foyers larvaires repérés sur le terrain.


Une pulvérisation ciblée sur les larves


Dans ces secteurs, le traitement anti-moustiques vise les larves présentes dans l’eau, avant leur émergence. Selon l’EID Méditerranée, l’épandage aérien porte sur des zones identifiées, plutôt que sur l’ensemble du paysage humide.


À Aigues-Mortes, le mélange décrit dans le reportage associe deux litres de biocide à huit litres d’eau, puis se disperse depuis environ cinq mètres du sol. Le télépilote Michel Larrouy-Castera indique qu’un hectare peut être traité en neuf minutes.


« Le produit est épandu, la larve le mange et elle meurt. »

Michel L.


Cette méthode repose sur des larvicides et sur un ciblage attentif : elle ne garantit pas une disparition immédiate des moustiques adultes. La durée de vie de ceux-ci explique pourquoi les effets sur les nuisances peuvent demander du temps.

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Les limites et les avantages se comprennent mieux en distinguant les tâches du drone de celles des équipes au sol.


Repères du traitement en Camargue :


  • Deux litres de biocide dilués dans huit litres d’eau
  • Pulvérisation à environ cinq mètres au-dessus de la zone traitée
  • Neuf minutes annoncées pour couvrir un hectare
  • Intervention préventive contre les larves présentes dans l’eau

Repère Valeur rapportée Utilité opérationnelle
Mélange 2 litres de biocide et 8 litres d’eau Préparer la charge de pulvérisation
Hauteur indiquée Environ 5 mètres Épandre au-dessus des foyers ciblés
Surface traitée 1 hectare en 9 minutes Estimer le temps de vol annoncé
Moment d’action Stade larvaire Intervenir avant l’émergence des adultes

Démoustication par drone : précision et accès aux marais


Cette approche localisée prend tout son sens lorsque les marais sont difficiles à atteindre à pied ou avec un véhicule. À Hyères, les drones complètent depuis 2023 les interventions terrestres, notamment hors des secteurs urbains.


Un outil complémentaire aux équipes de terrain


Selon la commune d’Hyères, les agents suivent les zones à traiter, puis le télépilote assure une application régulière sur les secteurs retenus. Jean-Brice Cortez, responsable de la démoustication municipale, décrit un usage consacré aux moustiques des marais et aux endroits inaccessibles.

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« Le drone sert pour faire des traitements dans les endroits inaccessibles comme les zones humides. C’est en complément de l’équipe de traitement terrestre. »

Jean-Brice C.


Des capacités qui varient selon le territoire


À Hyères, un appareil emporte dix litres de liquide et traite environ un hectare par charge, selon les informations rapportées. Un vol dure autour de cinq minutes, tandis que la préparation et le rechargement demandent une dizaine de minutes supplémentaires.


Le droniste Olivier Barros estime pouvoir couvrir une soixantaine d’hectares en une journée. Ces données illustrent une capacité annoncée localement, et non une performance universelle : météo, relief, accès et nature des foyers modifient l’organisation.


« Chaque vol, le drone porte 10 litres de liquide avec lesquels je peux faire un hectare, et je fais des allers-retours. »

Olivier B.


La pulvérisation ciblée s’inscrit dans une logique d’agriculture de précision, mais son objectif sanitaire exige aussi de protéger les organismes non visés. Le choix des zones et du produit doit donc rester encadré par les équipes compétentes.


Capacités rapportées à Hyères :


  • Charge de dix litres par vol
  • Environ un hectare traité par charge
  • Vol d’environ cinq minutes, hors préparation
  • Entre dix et trente interventions annuelles selon les besoins

Indicateur municipal Valeur rapportée Contexte
Déploiement des drones Depuis 2023 En complément des équipes au sol
Liquide embarqué 10 litres Charge par vol indiquée à Hyères
Cadence annuelle 10 à 30 interventions Variable selon la pluviométrie
Budget municipal 20 000 à 40 000 euros Fourchette communiquée par la municipalité

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Lutte antivectorielle et protection des écosystèmes


La précision des vols ne suffit pas à maîtriser toutes les espèces ni tous les lieux de ponte. La lutte antivectorielle associe donc traitement, surveillance des moustiques et gestes préventifs, en particulier autour des habitations.


Préserver les milieux et surveiller les risques


Selon l’Agence régionale de santé, une grande part des moustiques concernés naît et vit dans les jardins ou près des habitations. À Hyères, la commune renforce la surveillance des moustiques tigres, distincte des opérations contre les espèces des marais.


La protection des écosystèmes suppose de ne pas confondre une opération larvicide localisée avec une solution générale. Les équipes repèrent les sites, adaptent les interventions et maintiennent une surveillance, tandis que les habitants peuvent réduire les eaux stagnantes sur leur propriété.


« Si les résidences secondaires ne sont pas entretenues, les moustiques prolifèrent. »

Jean-Brice C.


Les gestes des habitants en complément


Les récupérateurs d’eau doivent être couverts et les contenants susceptibles de retenir la pluie surveillés régulièrement. Ces mesures simples s’ajoutent à la démoustication professionnelle, sans remplacer le suivi des zones humides par les services locaux.


« La prévention et la surveillance par les habitants restent essentielles. »

Jean-Brice C.


Les collectivités peuvent également diffuser des conseils et recueillir les signalements pour mieux cartographier la présence du moustique tigre. Ce suivi aide à distinguer les foyers domestiques des gîtes larvaires naturels et à choisir une réponse proportionnée.


Gestes utiles autour des habitations :


  • Couverture des récupérateurs d’eau par une moustiquaire
  • Surveillance régulière des récipients exposés à la pluie
  • Entretien des jardins et des abords des résidences secondaires
  • Signalement des moustiques tigres par les dispositifs dédiés

En Camargue comme à Hyères, le drone apporte un moyen d’accès et de précision, mais son efficacité dépend du repérage et de la coordination locale. La combinaison des interventions ciblées, de la surveillance et des gestes préventifs reste déterminante pour limiter les nuisances.


Source : France 3, reportage sur la démoustication par drone à Aigues-Mortes et à Hyères ; Agence régionale de santé, informations sur les gîtes domestiques de moustiques, source citée dans le reportage.

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